Actualité

Comment la population de l’Est de la RDC célèbre le chemin de la croix et s’apprête à accueillir la Pâques de Jésus Christ ?

Avant de fêter la Pâques, les chrétiens célèbrent le vendredi saint le chemin de la Croix. C’est le chemin que Jésus a vécu avant sa crucifixion. Ce moment rappelle la souffrance du Christ.

Chaque année, l’église invite les fidèles à célébrer le Chemin de Croix qui accompagne Jésus vers sa mort. Cette contemplation active nous aide à entrer dans le mystère de l’amour de Dieu, manifesté en son Fils.

Vatican news s’est rendue dans la partie de l’Est de la RDC pour vivre avec les chrétiens la célébration du Chemin de la Croix au cœur de violents combats entre la milice du M23 et l’armée congolaise. Ces affrontements ont provoqué un exode massif des populations, qui vivent désormais dans l’oubli de la communauté internationale. Et dans ce contexte de guerre et de misère, la préparation à Pâques prend un relief particulier.

Malgré ces conditions difficiles, les chrétiens du camp s’apprêtent à vivre la passion du Christ avec l’espérance de la résurrection. Chaque vendredi, ils se sont réunis pour vivre le Chemin de Croix, unissant leurs souffrances à celle de Jésus. Le Seigneur est en train de passer dans leur vie à travers les événements qu’ils vivent, les invitant à la conversion et à l’espérance.

Dans ce contexte de guerre, vivre là Pâques a une signification particulière. L’insécurité dans la région dure depuis plus de 30 ans et la situation actuelle est particulièrement terrible, cette crise semble oubliée par le reste du monde.

La Pâques est la Résurrection, mais pour ressusciter il faut passer par le mystère de la passion et de la mort. Passion et mort que les populations de l’Est de la RDC vivent actuellement dans l’Esperance.

« Les gens attendent un message de réconfort, un message de victoire. Ils espèrent que cette souffrance sera passagère et qu’ils vaincront un jour, comme le Christ a vaincu la mort. Ils aspirent à une résolution de la crise et à vivre en paix, comme dans les autres pays ». Abbé Faustin Mbara, curé de la paroisse de la Divine Miséricorde de Saké.

Nous vous recommandons ces livres

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *